CONTRAT AVENIR SANS AVENIR ET SANS LOI .

Je m’appelle G……. P…. et je suis EVS dans le XI ème arrondissement. A ce titre je me charge de l’accompagnement des enfants handicapés en milieu scolaire.
Le contrat avenir sous lequel nous travaillons est un CDD, un contrat aidé et de droit privé, un EPLE, entre un établissement scolaire et une personne physique. A ce titre nous gagnons 854,03€ souvent sans accès à la formation et dans l’impossibilité de se titulariser dans la fonction publique. Ce qui place les personnes bénéficiant de ces contrats dans une extrême précarité.
La durée du contrat est de 24 mois mais peut être augmentée à 36 mois.
Cette quatrième année j’ai eu mon contrat renouvelé grâce à ma notification de travailleur handicapé comme l’autorise la loi pour faciliter l’accès aux publics handicapés dans le monde du travail.
Au mois d’avril 2009, me trouvant dans l’impossibilité de payer mon logement je me suis retrouver à la rue. J’ai fait toutes les démarches auprès des assistantes sociales dans les mairies pour bénéficier d’un logement social. J’ai atterri finalement SDF à la maison du partage, fondation de l’armée du salut, 32 rue Bouret dans le 19ème. J’ai aussi écrit au service du logement social du Rectorat qui dispose d’un quota pour ses employés dans des situations sociales difficiles. Leurs réponses, irréprochables et avec un ton naturellement administratif, m’expliquent que je ne peux accéder au quota du préfet parce que je bénéficie d’un « contrat avenir ». J’insiste ensuite sur le fait que le contrat ne me permet pas d’accéder au marché locatif et qu’il m’a été renouvelé pour la quatrième année grâce à ma notification de travailleur handicapé. Elle me rétorque comme elle me l’a expliqué dans sa première missive, que c’est à cause de ce malheureux « contrat avenir ».
Finalement, elle me répond de nouveau pour me dire que le mieux c’est de demander un autre type de contrat qui peut me faire bénéficier du logement social. Lequel ?
Bref, après toutes ses contorsions je lui ai rappelé qu’à aucun moment elle n’avait fait mention de la notification d’handicap et j’ai cru bon de lui rappeler le contenu de la loi Bachelot que le rectorat et la préfecture semblent ignorer. Voici le texte :

La loi “Bachelot” du 21 décembre 2001. Cette loi a modifié l’article L 441-1 du code de la construction et de l’habitation, qui définit les critères généraux de priorité d’attribution des logements sociaux. Elle place en tête des publics prioritaires les “personnes en situation de handicap” et les “familles ayant à leur charge une personne en situation de handicap”.

Evidemment, je n’ai reçu aucune réponse. Ce qui me laisse penser que l’Etat vote des lois qui ensuite ne sont pas appliquées, ni par l’Etat lui-même ni par ses administrations. Allez comprendre. Je n’ai pas le droit au logement social parce que je suis précaire. De l’handicap n’en parlons pas. C’est ce que je vis quotidiennement à l’école et ce qui d’ailleurs ne manque pas de mettre des enfants en souffrance. Mais ça c’est un autre débat. Pas de moyens, pas d’interlocuteurs. Rien.

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