Alzheimer n’oublie pas les Industries Pharmaceutiques

Le bon Alzheimer n’a bien sûr rien à voir là-dedans…
C’est le traitement de la maladie, à tous points de vue, qui est ici en cause…

Il y a longtemps que je n’ai pas écrit à propos du feuilleton de Nesca et Ama
Bien sûr pas par désintérêt, ni parce que je n’ai plus rien à en dire. Tout simplement parce que j’ai le nez dans le guidon, et que quand j’écris, j’essaie de penser à autre chose.

Reste qu’Ama, outre ses difficultés de langage et ses dysfonctionnements cognitifs, est peut-être également atteinte de la maladie d’Alzheimer.
A vrai dire, le diagnostic m’importe assez peu, d’autant que la maladie d’Alzheimer sert depuis quelques années de fourre-tout à toutes les dégénérescences et autres sénilités liées au vieillissement. C’est pratique. Charge aux spécialistes de faire des diagnostics différentiels, et d’adapter les traitements.

Et c’est justement là que je veux en venir…
Ama ne s’est rien vu proposer pendant des mois, face aux pertes de ses capacités intellectuelles et langagières.
Il a fallu que je me batte pour qu’elle bénéficie au moins d’une orthophonie.
Elle a ensuite été évaluée par un neurologue, une neuro-psychologue, une psychiatre, et enfin un neuro-psychiatre.
Inutile de dire que ce parcours du combattant a pris quelques mois !
Or à la sortie, la seule chose qui lui a été proposée a été un traitement médicamenteux, alliant anti-dépresseurs, anxiolytiques… et un médicament spécifique “contre” la maladie d’Alzheimer.
Depuis, en dehors de son “moral”, guère d’amélioration… voire une réelle détérioration !
J’ajoute qu’au moment de la prescription de la fameuse molécule anti-Alzheimer, c’est à la pharmacie que l’on m’a prévenue des éventuels effets secondaires “désagréables” (pour faire soft).

Or hier je suis tombée sur cet article, écrit par un médecin, Conflit entre confrères, sur Alzheimer, où j’apprends ceci :
en raison de ces lacunes méthodologiques et du peu d’efficacité clinique, on doit s’interroger sur les recommandations de prescription des anticholinestérases dans la maladie d’Alzheimer
L’auteur insiste, et cite d’autres études, en soulignant que la HAS (Haute Autorité de Santé) préconise la prescription de ces médicaments… au motif que cette prescription favorise un suivi du patient !!!
C’est ma traduction de ses propos, mais je crois lui être assez fidèle.
Est-il donc indispensable de prescrire des médicaments coûteux, et aux effets indésirables avérés, voire délétères, pour assurer le suivi de ces patients ???

Non seulement c’est une recette de plus pour creuser le trou de la Sécu, mais cela semble hallucinant aux yeux de la simple humanité.
Monsieur, Madame, on vous prescrit des médicaments, donc on s’occupe de vous !
Quand l’on connaît la détresse profonde des personnes atteintes de cette maladie (ou équivalente), leur errance affective, leur(s) dérive(s) quotidienne(s), on se dédouane donc ainsi de leur réelle prise en charge, et d’un véritable accompagnement.

Découvert grâce à cet article celui, plus ancien, de Dominique Dupagne, fondateur de atoute.org (déjà cité dans d’autres articles), intitulé Journée mondiale contre la maladie d’Alzheimer.
Cet impertinent médecin prétend qu’en captant les ressources financières disponibles, ces médicaments privent les malades de ce qui est réellement important pour eux : soutien aux familles, aides et aménagements à domicile, hébergements décents.
CQFD !

Qu’en est-il du plan Alzheimer, de ses financements pas très clairs, de ce volontarisme affiché qui ne change pas grand chose au quotidien des malades et de leurs proches ?
Il est bien sûr trop tôt pour répondre, mais Joël Ménard, dans son rapport remis à Nicolas Sarkozy, souligne quelques points importants (Rapport du Professeur Ménard au Président Nicolas Sarkosy) :
- La commission souhaite vivement la mise en place de programmes individualisés de réhabilitation cognitive et comportementale, comme l’éducation thérapeutique du malade et de son entourage pour favoriser une meilleure phase de retour dans le milieu de vie
- s’il s’agit de soigner la maladie il importe tout autant de savoir prendre soin du malade, non seulement dans le diagnostic ou la thérapeutique, mais aussi dans la vie courante, à domicile ou en établissement.
- Il s’agit donc là d’une perspective centrale, permettant de résolument construire un parcours de prise en charge correspondant à la fois au cas de chaque malade et à la situation de chaque famille.

Je peux vous dire que l’on est très loin du compte !!!
Ama s’est déjà vue refuser l’attribution de l’APA… Je crains que ce ne soit à nouveau le cas avec le dossier que je viens de re-déposer… Donc, même pas d’aide financière. Quant aux autres, elles sont absolument inexistantes.

Essaiera-t-on vraiment de mettre en place des accompagnements adaptés ?
Ou privilégiera-t-on, une nouvelle fois, la médication “facile” ? Servant par là-même les seules industries pharmaceutiques
Nul doute que le vieillissement de la population, qui n’en déplaise à Valérie Pécresse n’est pas un fléau, mais une réalité, demandera des adaptations de notre système de soins, et de l’accompagnement des malades.
Aura-t-on le courage de poser le problème, et de réfléchir aux moyens humains et financiers ?

Lire aussi :
Médicaments de la maladie d’Alzheimer : réévaluation à la baisse de l’amélioration du service rendu - revue Prescrire

Quelques pistes :
¤ Plan Alzheimer : des financements bien obscurs !
¤ Le Lobbying des Firmes Pharmaceutiques
¤ La Pentecôte est de retour ! Alzheimer, nous voilà…
¤ Un système de santé viable ?
¤ Sauver l’hôpital public - appel
¤ Pour une réflexion sur la Sécurité Sociale…
… et quelques autres !

Alzheimer et franchises
Dessin de Placide - La franchise de Sarkozy pour le plan Azheimer
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